{"version":"1.0","provider_name":"Rassegna musicale svizzera","provider_url":"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/it","author_name":"Musikzeitung-Redaktion","author_url":"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/it\/author\/admin","title":"\u00abIl faut \u00eatre pr\u00e9sent\u00bb - Entretien avec Brigitte Scholl - Revue Musicale Suisse","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"qnpW8HWHFY\"><a href=\"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/it\/basis\/2013\/05\/il-faut-etre-present-entretien-avec-brigitte-scholl\">\"Bisogna esserci\" - Intervista a Brigitte Scholl<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/it\/basis\/2013\/05\/il-faut-etre-present-entretien-avec-brigitte-scholl\/embed#?secret=qnpW8HWHFY\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&quot;Bisogna essere presenti&quot; - Intervista a Brigitte Scholl&quot; - Swiss Music Review\" data-secret=\"qnpW8HWHFY\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.revuemusicale.ch\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>","description":"Pr\u00e9sidente centrale de la SSPM depuis 2008, Brigitte Scholl a remis son mandat lors de la derni\u00e8re assembl\u00e9e des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s. La chanteuse revient sur cinq ann\u00e9es mouvement\u00e9es pour la SSPM et s\u2019exprime sur les d\u00e9fis qui attendent l\u2019association ces prochaines ann\u00e9es.  \u00a0 Lucas Bennett: Comment es-tu venue \u00e0 la musique? Brigitte Scholl: Sur un coup de c\u0153ur! Je devais avoir cinq ans lorsque j\u2019ai entendu l\u2019orchestre symphonique de Bienne lors d\u2019un concert estival \u2013 et j\u2019ai su alors que je voulais devenir musicienne. J\u2019ai d\u2019abord jou\u00e9 du violoncelle, et plus tard j\u2019ai commenc\u00e9 des \u00e9tudes dans cette branche. Parall\u00e8lement, j\u2019ai entrepris des \u00e9tudes de chant que j\u2019ai finalement men\u00e9es jusqu\u2019au bout. LB: Qu\u2019est-ce qui t\u2019a incit\u00e9e \u00e0 t\u2019engager activement dans la SSPM? BS: Mes grands-parents \u00e9taient ouvriers horlogers, mon p\u00e8re employ\u00e9 des chemins de fer. Pour eux, il \u00e9tait tout naturel de s\u2019engager dans l\u2019association professionnelle de leur branche. Lorsque l\u2019ancien pr\u00e9sident de la SSPM de Berne, Hans-Eugen Frischknecht, n\u2019a demand\u00e9 si je voulais collaborer comme d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e de la SSPM, j\u2019ai accept\u00e9. C\u2019\u00e9tait aussi simple que cela \u2026 LB: En quoi consistait ton travail \u00e0 la section de Berne, et comment es-tu venue au comit\u00e9 central? BS: Au d\u00e9but, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e du dossier de la formation continue, et un an plus tard je suis devenue pr\u00e9sidente. On commen\u00e7ait \u00e0 se rendre compte que l\u2019association devait \u00e9largir son r\u00e9seau de relations, \u00e0 l\u2019\u00e9poque p. ex. avec l\u2019Association bernoise des \u00e9coles de musique. Par la suite, en tant que pr\u00e9sidente de la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents de section, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9e par l\u2019association centrale comme v\u00e9rificatrice suppl\u00e9ante extraordinaire. Dans ce contexte, j\u2019ai d\u00fb poser quelques questions critiques, il restait un certain nombre de choses \u00e0 am\u00e9liorer dans divers domaines. A la suite de cela, on m\u2019a demand\u00e9 si je voulais collaborer au comit\u00e9 central. C\u2019\u00e9tait en 2004, une \u00e9poque assez agit\u00e9e pour l\u2019association \u2013 je rappellerai simplement le d\u00e9c\u00e8s tragique de Martin Imfeld, membre du comit\u00e9. LB: En 2008 tu es devenue pr\u00e9sidente de la SSPM. De quels \u00ab chantiers \u00bb as-tu h\u00e9rit\u00e9, quelles ont \u00e9t\u00e9 tes priorit\u00e9s? BS: Pendant la pr\u00e9sidence du professeur Jakob St\u00e4mpfli, j\u2019\u00e9tais tr\u00e9sori\u00e8re de la SSPM. Nous avions h\u00e9rit\u00e9 de 150000.- francs de dettes comptables. Il \u00e9tait clair que nous devions externaliser la formation professionnelle et la confier \u00e0 une fondation non endett\u00e9e. Il a d\u2019abord fallu renflouer les finances de la SSPM; entre 2005 et 2008, nous n\u2019avons pratiquement fait qu\u2019assainir et nous avons d\u00fb nous imposer des restrictions budg\u00e9taires rigoureuses. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 Jakob St\u00e4mpfli que ces mesures ont pu \u00eatre men\u00e9es \u00e0 bien. En 2008, j\u2019ai repris une association sans aucun capital propre, mais qui, au moins, n\u2019avait plus de dettes. A partir de 2008, je me suis aussi concentr\u00e9e sur la reconstitution et l\u2019\u00e9largissement des r\u00e9seaux de la SSPM. Par ailleurs, nous avons poursuivi de fa\u00e7on syst\u00e9matique la professionnalisation de l\u2019administration entreprise sous la pr\u00e9sidence de Jakob St\u00e4mpfli. LB: Tu \u00e9voques l\u2019entretien des r\u00e9seaux de relations \u2013 quels sont les points les plus importants dans ce domaine? BS: Le plus important est la pr\u00e9sence aux s\u00e9ances. Bien souvent, les d\u00e9cisions importantes se prennent lors de rencontres personnelles ou parfois en buvant un verre apr\u00e8s la r\u00e9union. Les grandes associations sont g\u00e9r\u00e9es de fa\u00e7on professionnelle et tiennent leurs s\u00e9ances aux heures de travail habituelles, de sorte que nous devons nous organiser en cons\u00e9quence, ce qui repr\u00e9sente un gros d\u00e9fi. Le reste est simple : on existe, on est per\u00e7u et \u00e9cout\u00e9. Mais pour cela il faut \u00eatre pr\u00e9sent.\u00a0 LB: Comment as-tu ressenti l\u2019atmosph\u00e8re au sein de l\u2019association durant tes cinq ann\u00e9es de pr\u00e9sidence? BS: Selon moi, deux choses ont sensiblement am\u00e9lior\u00e9 l\u2019ambiance. La premi\u00e8re, c\u2019est d\u2019avoir pris la d\u00e9cision d\u2019assurer une traduction simultan\u00e9e de l\u2019assembl\u00e9e des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s. La deuxi\u00e8me, c\u2019est d\u2019avoir mis \u00e0 disposition une documentation et des argumentaires d\u00e9taill\u00e9s et transparents avant l\u2019AD et la Conf\u00e9rence des pr\u00e9sidents. Ces mesures ont permis d\u2019\u00e9viter que des personnes se sentent oubli\u00e9es ou ne parviennent pas \u00e0 se faire entendre, ce qui \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement le cas par le pass\u00e9, notamment pour des raisons linguistiques.\u00a0 LB: Aujourd\u2019hui, la SSPM est \u00e0 nouveau bien pr\u00e9sente et elle a r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9aliser beaucoup de choses, notamment en coop\u00e9ration avec d\u2019autres associations. Cependant, nous ressentons le poids de l\u2019\u00e9volution d\u00e9mographique qui se r\u00e9percute sur l\u2019\u00e9volution du nombre de membres, tout comme la professionnalisation des grandes associations. Financi\u00e8rement parlant, nous op\u00e9rons \u00e0 la limite de nos possibilit\u00e9s. Que devons-nous faire pour surmonter ces difficult\u00e9s? La SSPM doit-elle devenir plus ch\u00e8re \u00e0 plus ou moins br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance? BS: Il faut bien diff\u00e9rencier les choses. Aujourd\u2019hui, la professionnalisation accrue est devenue incontournable. Mais il faut trouver la juste mesure. Il importe surtout d\u2019\u00e9viter les double emplois: quelles t\u00e2ches pourraient \u00eatre accomplies p. ex. par un Conseil de la musique, lesquelles devrait-on reprendre en contrepartie ? Dans ce cas comme dans d\u2019autres, il est indispensable de se concerter, et c\u2019est aussi pour cette raison que les r\u00e9seaux sont si importants. Nous ne pouvons pas augmenter nos cotisations comme bon nous semble, notre client\u00e8le en g\u00e9n\u00e9ral n\u2019en aurait pas les moyens et est en outre tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne \u2013 c\u2019est pourquoi nous ne devons jamais perdre de vue ce qui est supportable pour nos membres les plus fragiles financi\u00e8rement. Mais \u00e0 moyen terme, une augmentation mod\u00e9r\u00e9e devrait \u00eatre possible et acceptable. LB: Il est toujours aussi difficile de trouver des membres pour collaborer au comit\u00e9. Que devons-nous faire pour rendre ce travail plus attrayant? BS: Le travail du comit\u00e9 devrait \u00eatre simplifi\u00e9 au maximum et r\u00e9parti le plus efficacement possible. Les s\u00e9ances devraient \u00eatre r\u00e9duites au strict n\u00e9cessaire en utilisant les possibilit\u00e9s offertes par les m\u00e9dias \u00e9lectroniques, notamment pour respecter les exigences de la vie professionnelle de nos jeunes membres.\u00a0 LB: Selon toi, quels d\u00e9fis la SSPM devra-t-elle relever ces prochaines ann\u00e9es? Quelles priorit\u00e9s de fond peut-elle fixer maintenant que la formation professionnelle a \u00e9t\u00e9 externalis\u00e9e? BS: La premi\u00e8re chose \u00e0 laquelle je pense est l\u2019\u00e9volution d\u00e9mographique. Si la SSPM veut \u00eatre prise au s\u00e9rieux par les milieux politiques, elle doit avoir une grandeur suffisante. Je vois ici deux probl\u00e8mes: d\u2019une part, les membres recrutables sont moins nombreux que par le pass\u00e9 du fait de la mobilit\u00e9 internationale accrue. D\u2019autre part, nos membres se trouveront confront\u00e9s \u00e0 de profonds changements. Des pourcentages de poste vont in\u00e9vitablement dispara\u00eetre parce qu\u2019il y a moins d\u2019enfants, et la client\u00e8le des professeurs de musique va changer, ce qui repr\u00e9sentera aussi un enjeu de taille pour notre association. Ces sc\u00e9narios pourraient encore \u00eatre aggrav\u00e9s par une crise \u00e9conomique mondiale ayant des r\u00e9percussions sur toute la classe moyenne. Quoi qu\u2019il en soit, il y aura de gros d\u00e9fis \u00e0 relever. Cela dit, j\u2019aimerais souligner que la SSPM, selon une \u00e9tude de l\u2019USS sur la fluctuation des effectifs de ses membres, s\u2019en sort relativement bien par rapport \u00e0 d\u2019autres organisations \u2013 ce qui signifie que le travail accompli par notre association n\u2019est pas si mauvais que \u00e7a, et que la composition traditionnellement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne des membres et des domaines d\u2019activit\u00e9s a fait ses preuves. LB: Brigitte, merci beaucoup de cet entretien."}