{"version":"1.0","provider_name":"Rassegna musicale svizzera","provider_url":"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/it","author_name":"Musikzeitung-Redaktion","author_url":"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/it\/author\/admin","title":"Imaginez un peu ! - Revue Musicale Suisse","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"qqtaJu43zp\"><a href=\"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/it\/basis\/2022\/05\/imaginez-un-peu\">Provate a immaginare!<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/it\/basis\/2022\/05\/imaginez-un-peu\/embed#?secret=qqtaJu43zp\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Imaginez un peu !&#8221; &#8212; Revue Musicale Suisse\" data-secret=\"qqtaJu43zp\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.revuemusicale.ch\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/www.revuemusicale.ch\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/lsw2-1.jpg","thumbnail_width":554,"thumbnail_height":575,"description":"La crise climatique incite aussi les cr\u00e9ateur\u00b7trice\u00b7s de musique \u00e0 agir. Bien que nombre d'entre eux\u00b7elles se trouvent dans des situations de d\u00e9pendance complexes, ils\u00b7elles disposent d'une marge de man\u0153uvre. De plus, leurs comp\u00e9tences-cl\u00e9s sont sollicit\u00e9es : il s'agit d\u2019imaginer des mondes nouveaux. En tant que cr\u00e9ateur\u00b7trice\u00b7s de musique, nos r\u00e9alit\u00e9s sont diff\u00e9rentes : de la productrice de Future Beats dans son home studio au trio de jazz en tourn\u00e9e, en passant par le chanteur de ch\u0153ur de yodel, nous \u00e9voluons dans des \u00e9cosyst\u00e8mes tr\u00e8s diff\u00e9rents. Ce qui r\u00e9unit beaucoup d'entre nous, ce sont les moyens financiers limit\u00e9s avec lesquels nous devons jongler. Surtout apr\u00e8s COVID. Coinc\u00e9\u00b7e\u00b7s entre la pression \u00e9conomique et les exigences artistiques, l'urgence de notre mission commune peut passer au second plan. C'est compr\u00e9hensible mais fatal car, le temps, nous est compt\u00e9. Si nous ne r\u00e9duisons pas, de mani\u00e8re significative les \u00e9missions mondiales de gaz \u00e0 effet de serre au cours des huit prochaines ann\u00e9es et si nous ne limitons pas le r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te \u00e0 1,5 degr\u00e9s, \u00e0 long terme, les cons\u00e9quences seront de l'ordre de grandeur suivant : l'Inde, pays de plus de 1,3 milliard d'habitant\u00b7e\u00b7s, sera en grande partie inhabitable dans quelques d\u00e9cennies car il fera tout simplement trop chaud. En tant qu'industrie musicale, nous avons, comme tous les autres secteurs, la responsabilit\u00e9 collective de rompre avec nos routines gourmandes en ressources. Nous pouvons le faire ! L'industrie de la musique est celle qui produit le plus d'\u00e9missions dues \u00e0 la mobilit\u00e9. Au cours d\u2019un seul week-end, les DJs sont transport\u00e9\u00b7e\u00b7s de Londres \u00e0 Varsovie, puis \u00e0 Majorque et enfin, \u00e0 Berlin, pour l'afterhour, les groupes traversent l'Europe en petits ou grands bus, les fans se rendent par milliers en voiture \u00e0 leurs concerts. Si l'on veut agir de mani\u00e8re plus durable en tant que musicien\u00b7ne\u00b7s, il est indispensable de repenser notre mani\u00e8re de voyager.  Un vol aller-retour entre Zurich et Londres g\u00e9n\u00e8re environ 400 kg de CO2 par personne. C'est deux tiers de ce qu'une personne peut \u00e9mettre annuellement, selon l'organisation My Climate, si nous voulons stopper efficacement (et solidairement) le r\u00e9chauffement climatique. Actuellement, en Europe, une personne consomme, en moyenne, environ 8,4 tonnes. \u00c0 titre de comparaison, une personne se rendant, \u00e0 Londres, en train - via Paris, en moins de huit heures - \u00e9met 40 kg de CO2. Renoncer \u00e0 prendre l'avion fait partie de la protection climatique la plus efficace. Les compensations de CO2 n'offrent pas de r\u00e9elle solution et c\u2019est m\u00eame le contraire : elles sont controvers\u00e9es car elles reportent les \u00e9conomies dans le futur. Un musicien allemand qui voulait compenser sa tourn\u00e9e en achetant une parcelle de for\u00eat et en plantant des arbres a d\u00fb constater, peu de temps apr\u00e8s, que ses arbres avaient \u00e9t\u00e9 victimes d'un parasite. Pour absorber les \u00e9missions, ils auraient d\u00fb pousser pendant des d\u00e9cennies. La r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale est donc la suivante : d'abord \u00e9viter, puis r\u00e9duire et, seulement \u00e0 la toute fin, compenser le reste.  En tant que musicien\u00b7ne\u00b7s (en tourn\u00e9e), nous sommes souvent pris\u00b7ses dans un r\u00e9seau complexe de d\u00e9pendances socio-\u00e9conomiques. Nous sommes d'autant plus tributaires du fait que les autres acteur\u00b7trice\u00b7s bougent \u00e9galement. Nous pouvons acc\u00e9l\u00e9rer ce processus en faisant de la durabilit\u00e9 un th\u00e8me. Encore et toujours. Tr\u00e8s concr\u00e8tement : demandez \u00e0 la directrice de votre salle de concert si le chauffage au mazout ou au gaz a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 et si l'\u00e9lectricit\u00e9 provient de sources renouvelables, cr\u00e9ez votre propre catering rider \u00e0 l'aide du mod\u00e8le \u00ab Green Rider \u00bb, avec lequel vous pouvez inciter les organisateur\u00b7trice\u00b7s \u00e0 proposer des repas v\u00e9g\u00e9tariens et v\u00e9g\u00e9taliens ou \u00e0 renoncer aux bouteilles en plastique. Discutez avec votre agence de booking de la mani\u00e8re dont le routing de votre tourn\u00e9e peut \u00eatre organis\u00e9 de mani\u00e8re plus efficace et discutez avec vos coll\u00e8gues musicien\u00b7ne\u00b7s de la question de savoir si cela vaut vraiment la peine de parcourir des centaines de kilom\u00e8tres ou m\u00eame de prendre l'avion pour ce seul concert. Demandez \u00e0 des organismes de financement de vous aider \u00e0 voyager de mani\u00e8re plus durable (location d'un van \u00e9lectrique, billets de train, h\u00e9bergement suppl\u00e9mentaire). D'apr\u00e8s plusieurs entretiens, nous savons que les fondations souhaitent que les artistes fassent davantage pression. Rejoignez Music Declares Emergency ou une autre organisation et puis adressez-vous au public : que ce soit par le biais de chansons, d'annonces de concert ou de r\u00e9seaux sociaux, partagez vos pr\u00e9occupations concernant le r\u00e9chauffement climatique, formulez des utopies. C'est l\u00e0 qu'intervient notre v\u00e9ritable superpuissance : en tant qu'artistes, nous sommes sp\u00e9cialis\u00e9\u00b7e\u00b7s dans l'\u00e9largissement des r\u00e9alit\u00e9s. Par le biais de notre musique, nous cr\u00e9ons, en permanence, de nouveaux lieux allant de l'abri pour les sentiments inconfortables au paysage utopique. Dans le contexte de la crise climatique, cette imagination est tr\u00e8s sollicit\u00e9e. Il n'y aura jamais assez de musicien\u00b7ne\u00b7s qui se mettent la t\u00eate dans les nuages, qui posent des questions et qui provoquent le changement : \u00e0 quoi ressemblent les mod\u00e8les de tourn\u00e9e alternatifs ? Comment peuvent-ils \u00eatre \u00e0 la fois plus durables sur le plan \u00e9cologique, moins stressants et plus judicieux sur le plan \u00e9conomique ? Que se passerait-il, par exemple, si chaque salle de concert disposait de sa propre backline ? Si nos bagages \u00e9taient pris en charge par des v\u00e9los cargos dans la salle de r\u00e9p\u00e9tition, amen\u00e9s \u00e0 la gare et charg\u00e9s par le service de transport de l'op\u00e9rateur ferroviaire et si nous pouvions \u00e9galement voyager en train en toute d\u00e9contraction ? Si nous jouions dans six villes, au lieu de vingt, pendant une tourn\u00e9e de trois semaines mais que nous restions, \u00e0 chaque fois, quatre jours dans un lieu et donnions quatre concerts dans quatre lieux ? Si ces tourn\u00e9es de r\u00e9sidence \u00e9taient encourag\u00e9es ? Si nous avions plus de temps pour conna\u00eetre la sc\u00e8ne musicale locale et mettre en place des collaborations ? Formuler des id\u00e9es, m\u00eame non abouties, peut repr\u00e9senter un premier pas important. Cela nourrit les personnes qui sont sp\u00e9cialis\u00e9es dans la traduction de nos id\u00e9es en r\u00e9alit\u00e9s politiques."}